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Au fil des pensées

De la peur à la compassion, c'est toujours de l'émotion

 
Le vecteur visuel est représenté par une personne capable de vivre tous les paliers d'émotions humaines, par exemple :
la peur de mourir comme le sentiment d'amour véritable. Les non-visuels ne peuvent pas ressentir cela ni même imaginer l'intensité et l'ampleur de cette échelle émotionnelle. Même pour la peur de mourir qui apparaît devant chacun, l'intensité avec laquelle les visuels vivent cette émotion est incomparable.
L'enfant naît avec des propriétés données qui ne sont pas modifiables ou remplaçables. Ce qui forme une personnalité c'est le développement ou le non développement de ces propriétés innées.
 
Huit rôles sont donnés à l'espèce, cela crée une unité qui permet à la forme d'existence appelée « être humain » de survivre, de satisfaire ses besoins et son désir de se préserver en tant qu'espèce.
La constitution psychique de l'homme, sa perception du monde, son type d'intellect, la vitesse de ses réactions, ses valeurs, son type de sexualité, son désir de vivre... toutes ces caractéristiques sont complètement différentes en fonction de chaque vecteur. La différence est tellement grande que les hommes de vecteurs différents ne comprennent pas émotionnellement les autres ? C'est de là que vient cette nécessité de « créer » ce fameux lien émotionnel puisqu'il n'existe pas en tant que tel.
Les gens sans vecteur visuel ne sont pas capables de voir la beauté et d'avoir du plaisir de cette beauté car cela nécessite de posséder une zone du cerveau extrasensible et sur-développée liée à la perception visuelle. La notion de « beauté » ne fait pas partie de leur façon de décrire le monde.
Pour être stimulée, cette zone a besoin de variété liée à la vue, c'est pourquoi le vecteur visuel est toujours attiré par la possibilité de Voir quelque chose de nouveau, les jeux de couleurs et de lumière le rendent joyeux car cela crée de la variété, des émotions, et donc, pour lui, le ressenti de Vie.
 

La peur

Avant la puberté, un enfant n'a pas conscience de ses peurs intérieures. Il les perçoit comme de la timidité et non pas comme de une peur panique envers les gens ou l'impossibilité de vivre avec eux.
Le temps de formation de l'être vécu avant la puberté nous est donné pour développer les propriétés vectorielles. Pour le visuel cela veut dire : développer ses capacités de construire le lien émotionnel avec d'autres gens, avoir de la compassion et en recevoir du plaisir.
Si ce n'est pas le cas ou pas suffisamment, la plus grande partie des peurs reste figée dans la personne et deviennent des peurs réelles. Ce dont souffrent les visuels actuellement.
Souvent, ces peurs infondées sont accompagnées par des peurs concrètes (des insectes, du sang, des gens, des voleurs...).
La racine de la peur de mourir chez une femme visuelle c'est la peur d'être mangée par un carnivore venue de son rôle primitif dans l'espèce humaine qui se rapportait à observer les carnivores et de prévenir le groupe par son cri de terreur dès qu'elle les voient. ​
 

L'hystérie

C'est un état propre au vecteur visuel.
Pour éprouver des émotions positives suite au contact avec les gens, la personne se comporte de façon démonstrative et provocante. Si elle ne peut pas créer ce comportement, elle tombe dans la peur, l'inquiétude ou l'angoisse. Ce pattern de comportement se déclenche suite à l'absence d'émotions positives qui vont être recherchées artificiellement.
C'est un état inconscient lourd.

Le psychisme peut résoudre ce problème de façon naturelle en transformant la peur en quelque chose de plus ou moins satisfaisant, par la création artificielle d'une balançoire émotionnelle.

Une visuelle à tendance hystérique ressent souvent la peur et le doute à partir duquel elle va développer un comportement théâtral ou démonstratif. Une émotion non naturelle car c'est une réaction destinée à remplacer sa propre peur par une autre émotion. Le comportement théâtral d'un visuel lui permet de se sentir en sécurité parmi les autres en cachant la peur par l'intensité.

Il y a plusieurs degrés d'hystérie dans sa lourdeur ou ses manifestations. On peut l'observer chez beaucoup de gens.

Exemple :

les filles cutanées visuelles commentent publiquement les gens, font tout pour que tout le monde les entendent. Grimaces, discours théâtral, blagues permanentes et rire trop fort qui attirent l'attention sur elles et donc amplifient l'excitation émotionnelle. Pour une visuelle, l'émotion c'est la vie.

Si elle se trouve en contact avec une personne n'apportant pas de danger, un proche par exemple, celui-ci est utilisé comme levier pour créer chez elle cette concentration d'émotions et de sentiments. Ce flux va s'extérioriser sur cette personne.

Un petit obstacle dans la vie peut être gonflé émotionnellement de façon gigantesque puis revécu postérieurement avec une grande pitié pour soi-même. Cela est ensuite verbalisé sous forme de tragédie gigantesque qui traverse le destin en permanence.

La visuelle peut beaucoup parler, noyer l'auditeur dans un cliché émotionnel d'elle-même en impliquant l'autre dans cet état. Elle applique son propre état sur l'autre.

Lorsque tout cela est déversé, le flux peut s'arrêter, le thème s'épuise naturellement, cela montre que le manque émotionnel est rempli. La personne atteint enfin la paix, c'est à dire trouver du plaisir suite à l'émotion forte.

Etant seule, la visuelle ne peut pas vivre ce plaisir du fait qu'il n'y a personne pour créer un lien émotionnel amenant à l'hystérie. Elle va donc créer autour d'elle un environnement émotionnel où elle peut sans limite ni censure dégager son énergie. Mais cela nécessite obligatoirement la présence d'une autre personne qui réagit émotionnellement en retour. Dans cet environnement, le visuel attire l'attention sur lui et oblige l'autre à recevoir ce qu'il veut dégager. Elle cherche en fait inconsciemment avec qui créer cette hystérie.

L'être humain a besoin d'autres êtres humains.

Pour une visuelle, l'hystérie est une façon de recevoir de la satisfaction.

Comme cette personne ne peut pas s'auto-satisfaire, elle n'a pas de goût de vie sans hystérie.

En elle-même, la peur est une émotion, mais pour l'hystérique cela ne suffit pas de la ressentir, elle a besoin de la partager, de la mettre à l'extérieur.

Le principe de développement de l'être humain est d'extérioriser ses propriétés par ses actions avec un effet positif sur l'environnement social. Pour le vecteur visuel il est donc nécessaire de développer le sentiment d'empathie envers les autres et même de ressentir de la compassion envers leur malheur et leurs difficultés.

Les visuels qui n'ont pas appris la compassion dans l'enfance et qui au contraire ont vécu des émotions fortes nocives (contes terrifiants, manque de protection, insécurité...) vont s'accrocher à cet état de peur. Ils n'apprennent pas à avoir de la compassion pour les autres ni à se concentrer sur l'état émotionnel - des autres. Cela ne leur procure pas de plaisir et de fait ils ne s'intéressent pas au monde intérieur des autres. Cela ne signifie pas qu'ils ne sont pas curieux, cela signifie qu'il est devenu trop compliqué de participer émotionnellement à la vie des autres. Ils sont accrochés à leurs propres perceptions intérieures et se concentrent sur eux-mêmes. On les jugent souvent égocentriques ou narcissiques. Ainsi, au moment où ils ont besoin de réaliser leur besoins émotionnels, ils cherchent leur « proie ». Un jeu dans une même cage de but.

C'est une tension intérieure qui ne peut être transformée en un lien sain et normal. Le visuel ne se rend pas compte de ce qu'elle provoque chez l'autre. Une hystérie « réussie » avec un proche à qui l'on peut tout raconter sur soi apparaît comme une intoxication psychique et émotionnelle de cette personne pourtant aimée, en le faisant basculer vers un état proche du sien.